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Histoire

Quando ?

L’origine del progetto

La storia e la nascita di Autres Regards sono strettamente legate alla prevenzione dell’HIV e alle varie risposte messe in atto dagli anni ’80 per affrontarla.

L’associazione Autres Regards è nata nel 1995 in seguito a un progetto chiamato “Projet Saint Charles” portato avanti da uno studente di sociologia e dai travestiti che lavoravano come prostitute vicino alla stazione Saint Charles di Marsiglia. Questo progetto è stato portato avanti dal 1993 al 1995 dall’associazione Aides. Le azioni realizzate nell’ambito di questo progetto hanno avuto come obiettivo la promozione e la diffusione di messaggi e materiali per ridurre i rischi sessuali nel campo della prostituzione maschile. Visto il successo di queste attività, nel 1995 è sembrato opportuno sviluppare il progetto St Charles e, in particolare, rivolgersi a tutte/i  le/i sex workers della zona di Marsiglia. A tal fine, si è deciso di creare l’associazione Autres Regards in definitiva autonomia rispetto all’ dell’associazione Aides.

Où ?

Un local
et une unité mobile

C’est en septembre 1996, soit plus d’un an après sa création, que l’association pourra bénéficier d’une unité mobile pour ses tournées de nuit et plus tard d’un local de travail qui sera situé rue Curiol, une des rues de Marseille les plus anciennes pour la prostitution.

En 1998, une personne prostituée prend l’initiative de développer un projet d’action communautaire sur le département du Vaucluse : elle travaille bénévolement en voiture en distribuant des préservatifs et du gel. Après le bon accueil qu’elle recevra, elle contactera l’association Autres Regards pour le montage d’un projet qui finalement deviendra « l’antenne d’Avignon », mais gardera néanmoins son autonomie.

Ce projet, né d’une manière informelle, va finalement se constituer en association loi 1901 lors de l’été 2002 sous le nom « Ombre et Lumière », destinée à relayer, dans le Vaucluse, l’ancienne antenne d’Autres Regards. La structure d’Avignon cessera pourtant son activité en 2003 faute de subventions.

La même année, Autres Regards étend son action au département du Var avec un local en 2004 dans le centre ville de Toulon.  Suite à une forte répression policière dans la ville à partir de 2005, la file active de l’antenne du Var diminue régulièrement et fortement et la structure toulonnaise ferme ses portes à la fin de l’année 2007. Désormais, depuis 2000, l’Association a son siège au 3 rue de Bône à Marseille.

 

Comment ?

Une démarche inclusive

Depuis sa naissance, Autres Regards a choisi de continuer de mener ces actions adressées à ces publics sur le modèle de la santé communautaire. Cette approche initiée aux États-Unis et au Canada, à la fin des années 50, fait suite aux actions d’éducation populaire menées dans les favelas du Brésil lors de cette décennie. Cette approche, produit d’une double influence – sociale (éducation populaire) et sanitaire (anti-psychiatrie et santé mentale) – consiste à impliquer les publics cibles dans l’élaboration et la mise en œuvre des actions les concernant.

Le concept de santé communautaire a été repris en France dans les années 1978-80 et est rentré en pratique par le biais des projets de développement social urbain (DSU). Cette approche consiste dans la collaboration entre les professionnels de la santé et du social et la communauté pour identifier et résoudre un problème de santé. Elle implique une formation réciproque des acteurs et un partage des compétences, des savoirs et du travail de terrain.

L’émergence de l’épidémie à VIH dans les années 80 a obligé les acteurs politiques et de santé à développer des réponses en termes de santé communautaire.

L’association a été à cette époque un acteur central du développement de cette approche en considérant les personnes concernées comme des acteurs de la prévention et de l’accès aux soins.

Depuis 1995, l’association Autres Regards s’engage à favoriser la participation des personnes concernées dans l’élaboration et la mise en œuvre de ses actions. De ce fait, des personnes prostituées/ travailleur(se)s du sexe TDS*, ou ayant eu une activité prostitutionnelle, siègent au sein du conseil d’administration de l’association et d’autres font partie de l’équipe de salariés dans le but de maintenir structurellement une approche pragmatique au plus près des réalités de terrain des publics cibles et de favoriser une meilleure réactivité quant aux évolutions de ces réalités.

*travailleur·euse·s du sexe

 

Qui ?

Autant de prostitutions que de personnes

Le Travail du sexe recoupe des situations diverses : des personnes prostituées depuis de longues années, des jeunes femmes isolées, des personnes parfois en situations irrégulières, des hommes, des trans, des étudiant·e·s. Une partie fait le choix de travailler à l’extérieur, sur les trottoirs, d’autres en « indoor ». Des TDS travaillent tous les jours, et d’autres qu’occasionnellement. Parmi les personnes que l’on accompagne, certaines revendiquent leur choix de métier et d’autres sont dans le travail du sexe par obligation, forcées par d’autres personnes. Ceci est le cas, par exemple, des femmes victimes de la T.E.H.

Autant de situations qui n’ont en commun que l’activité : le travail du sexe.

Depuis quelques années, nous constatons que la prostitution de rue, différente de la prostitution Indoor, se caractérise par une précarisation de plus en plus prégnante.

Celle-ci est due entre autres au vieillissement des personnes TDS d’origine française et par une augmentation des personnes d’origines étrangères qui cumulent les vulnérabilités liées à la migration, à une maîtrise plus ou moins assurée de la langue française et aux difficultés toujours croissantes pour ce public d’accès aux droits et d’accès aux soins.

Nous constatons que les conditions de travail, que ce soit dans la rue comme en lieu privatif, sont souvent difficiles et que tou·te·s les TDS sont exposé·e·s à des violences multiples et répétées.

Finalités ?

Une approche commu-
nautaire

À travers une approche de santé communautaire, le projet de l’association Autres Regards a pour finalités :

1 – Création et maintien du lien avec les personnes les plus vulnérables, les plus démunies en luttant contre  l’exclusion et/ou l’isolement des personnes.

2 – Réduction des risques sanitaires liées à la sexualité multipartenariales des personnes exerçant le travail du sexe par la distribution de matériel et la diffusion de messages de prévention et la promotion de la santé sexuelle.

3 – Accès aux droits, l’accès aux soins et l’accès à la citoyenneté.

Les bénéficiaires les acteurs associatifs et les acteurs politiques locaux ainsi que les différents partenaires doivent être associés dans une démarche de santé communautaire. Les savoirs des destinataires de l’action sont primordiaux à nos modalités d’actions.

L’action communautaire se construit dans l’échange et implique un transfert de compétences du professionnel vers le bénéficiaire (le destinataire de l’action), mais aussi du bénéficiaire vers le professionnel de santé.

Les phases de concertation et de diagnostic partagé sont essentielles au niveau du territoire. Outre les actions de terrain que l’association mène depuis 1995 à destination des personnes prostituées TDS, l’association a toujours souhaité promouvoir les droits des personnes prostituées TDS auprès de toutes les instances locales et nationales concernées par des actions de médiations et la participation à des instances de concertation. La dimension communautaire permet aux représentants de l’association dans ces instances ou dans ces partenariats de ne pas faire pour les personnes, mais avec elles. La position d’Autres Regards consiste à promouvoir et à favoriser la citoyenneté des personnes concernées par le travail du sexe.